Élections

Vous pouvez visiter l'exposition sur les élections québécoises ou rendez-vous directement à une élection en cliquant sur sa pastille ci-dessous.

Voici des expositions dédiées à l'élection du 5 juin 1966 et à celle du 29 avril 1970.

Je vote. Elle vote.

Vote. Un simple mot de quatre lettres qui a fait couler beaucoup d’encre et malheureusement de sang. À une époque où l’expression « paqueter le vote » se faisait à l’aide de fier-à-bras et de gros gin, les élections étaient souvent synonymes de bagarre et d’effusions de sang. Le simple droit de choisir démocratiquement ses représentants est le fruit de chaudes luttes de nos aïeux. Mais loin d’être acquis pour tous, les femmes ont dû attendre en 1940 et les autochtones en 1969 pour obtenir pleinement ce droit démocratique.

 

Au fil des décennies, on voit, malgré quelques reculs, s’assainir les mœurs électorales au Québec. La chute de l’influence du clergé, l’urbanisation des « campagnes », le changement des mentalités et des modes de vie, l’évolution des technologies ont tous eu un impact marquant dans la façon dont les campagnes électorales se font maintenant. Sans compter l’introduction du marketing politique et la montée de la professionnalisation des partis politiques. Oui, la politique change. Change-t-elle toujours pour le mieux ?

 

Cette exposition vous présente un bref survol des 42 élections québécoises depuis 1867.

 

Bonne visite !

 

 

« Il a gagné ses épaulettes, ma luron ma lurette »

 

 

Cette ritournelle triomphaliste était très souvent chantonnée lors d'assemblée électorale à une autre époque.

Interprétation de la chanson Il a gagné ses épaulettes par Alain de Lamirande.

Soundcloud

Avec la professionnalisation des campagnes électorales, on voit apparaître l'utilisation de slogans par les partis politiques. Au fils, du temps certains mots reviennent d'une élection à l'autre et même d'un parti à l'autre. Sans surprise, c'est le mot Québec qui est le plus utilisé. Au-delà des noms de chefs et des partis ainsi que des déclinaisons du mot vote (vote, votez, votons), les mots : pour, avec, nous, bon, vrai, avenir, progrès, pouvoir, maître, sens et fort, sont les plus utilisés.

Nuage de mots des slogans électoraux des partis politiques québécois. Conçu par Dave Turcotte. 2021.

Collection Dave Turcotte

En 1875, une loi traite du contrôle des dépenses électorales pour la première fois au Québec. Au fil du temps, plusieurs lois ont été adoptées pour les encadrer davantage ou... pas. Disons que le contrôle des dépenses électorales et du financement a suivi les hauts et les bas des mœurs électorales québécoises.

État détaillé des dépenses électorales de Jean-Baptiste. Blanchet, candidat libéral dans Bagot. 19 juillet 1897.

Collection Alain Lavigne

L'auteur Pierre B. Berthelot résume bien le climat électoral de l’époque. « Dans les deux camps, les partisans sont gonflés à bloc. La campagne polarise l’opinion publique et les pratiques électorales douteuses se multiplient. En l’échange de votes, on distribue des cadeaux, de l’alcool et de l’argent. On règle des dettes et des factures non payées. On promet des emplois. On fait des travaux d’entretien de la route en toute hâte. On cajole les uns et on menace les autres. On se bagarre et on saccage même des bureaux de candidats, des commerces. Enfin, pour diviser le vote de l’adversaire, on présente dans certaines circonscriptions des candidats avec le même nom. » 

Entente entre les candidats pour maintenir l’ordre lors de l’élection du 15 novembre 1976 dans Saint-Jean. Président d’élection du district électoral de Saint-Jean. 1976.

Collection Dave Turcotte

Don de Louise Bédard

Droit de vote

 

Selon Jean-Herman Guay et Serge Gaudreau : « Le caractère très problématique de la démocratie d’alors s’explique d’abord par le suffrage qui n’avait rien d’universel : les femmes n’avaient pas le droit de vote. Paradoxalement, elles l’obtiennent en 1792, mais, selon le politologue André Bernard, ce droit a été accordé d’une manière “fortuite”. Il s’agissait selon lui d’un “oubli” du législateur de l’époque ! Bernard estime que les femmes d’alors ne l’ont d’ailleurs pas vraiment utilisé. Quoi qu’il en soit, ce droit leur est retiré en 1834, et plus clairement encore en 1849. […] Elles ne retrouveront ce droit qu’en 1940, après des batailles épiques et tenaces dirigées par les suffragettes québécoises. » Notre exposition Femmes & politique explique davantage cet aspect.

 

Au départ, le vote est conditionnel au « cens ». Le cens, du latin « census », fait référence au recensement des citoyens et à une évaluation de leur fortune. En somme, pour avoir le droit de voter, il faut être propriétaire d’un immeuble ou d’un terrain. Cependant, à partir de 1849, le droit de vote est octroyé aux locataires, mais ils doivent prouver que leurs revenus garantissent le cens. En 1889, puis en 1895, la loi prévoit de nouveaux élargissements. C’est en 1936 que la restriction censitaire au droit vote est complètement et définitivement abolie au Québec.

 

En 1963, l’âge minimal passera de 21 à 18 ans pour voter. Ces nouveaux électeurs peuvent exercer leur droit de vote pour la première fois lors des élections partielles du 5 octobre 1964 et lors de l’élection générale du 5 juin 1966. C’est ainsi que le nombre total d’électeurs inscrits passe de 2 721 783 (élection de 1962) à 3 222 302 (élection de 1966) soit une augmentation de 18 %. Cependant, jusqu’en 1971, l’âge limite demeure à 21 ans pour les candidats et leurs agents.

En 1969, les Autochtones (hommes et femmes) obtiennent le droit de vote avec l'entrée en vigueur, le 2 mai 1969, de la Loi donnant le droit de vote aux Autochtones. Le Québec est la dernière province au Canada à adopter une telle loi.

Publicité du Président général des élections du Québec sur l'identification de l'électeur. Journal L'Action catholique. Vers 1952.

Collection Dave Turcotte

Affiche donnant les instructions pour voter aux électeurs à l'entrée des bureaux de scrutin. Président général des élections du Québec. Vers 1960.

Collection Dave Turcotte

Boîte de broquettes pour l'affichage des directives aux électeurs à l'intérieur et à l'extérieur des bureaux de scrutin.

Président général des élections du Québec. Vers 1960.

Collection Dave Turcotte

Manuel de l'électeur. Directeur général des élections du Québec et Directeur général du financement des partis politiques. 1980.

Collection Dave Turcotte

Vote secret

 

Lors des premières élections législatives du Bas-Canada en 1792, chaque vote est fait publiquement et oralement, souvent en présence des candidats ou de leurs partisans. Dans les circonscriptions qui ont droit à deux représentants, l'électeur exprime deux choix. Il n'y a ni liste électorale ni bulletin de vote. Lors des deux premières élections québécoises, en 1867 et 1871, le vote n’est toujours pas secret. Les électeurs doivent voter à main levée ou dans un registre que tous peuvent consulter. Aux yeux de plusieurs, cela permettait aux employeurs et aux créanciers d’exercer une pression sur le vote. En 1875, le scrutin devient secret au Québec.

Isoloir électoral. Président général des élections du Québec. Vers 1960.

Collection Dave Turcotte

Urne électorale. Président général des élections du Québec. Vers 1960.

Collection Dave Turcotte

Crayon à mine pour voter lors des élections. Président général des élections du Québec. Vers 1960.

Collection Dave Turcotte

Publicité de Maurice S. Hébert, candidat unioniste dans Montréal-Saint-Louis représentant un spécimen de bulletin de vote. Union nationale. 1962.

Collection Dave Turcotte

Liste électorale

 

En 1861, pour la première fois de l’histoire du Québec, l’élection se tient à l'aide de registres (listes) des électeurs constitués à partir des dossiers d'évaluation municipale. En 1978, une loi demande au Directeur général des élections de mettre en place un registre des électeurs. Selon le site Internet d’Élections Québec, « un projet reposait sur un échange électronique de données entre le Directeur général des élections du Québec et la Régie de l’assurance maladie du Québec (RAMQ). Cependant, le registre attendu n’a pu voir le jour en raison des craintes qu’il soulevait à propos de la protection des renseignements personnels ».

 

En 1993, le Directeur général des élections du Québec reçoit le mandat d’étudier l'opportunité et la faisabilité de créer une liste électorale permanente pour les élections québécoises, municipales et scolaires. L’étude est concluante et il recommande l’instauration d’une telle liste et d’un mécanisme de mise à jour avec la RAMQ. La Loi sur l’établissement de la liste électorale permanente est adoptée le 15 juin 1995 et sanctionnée le 16 juin 1995. L’Assemblée nationale confie au Directeur général des élections la responsabilité de la création et du fonctionnement de cette liste électorale permanente. Elle est constituée à partir des données recueillies lors du recensement ayant précédé le référendum de 1995. La liste électorale permanente est instaurée le 1er juin 1997. Elle sert pour la première fois lors des élections municipales de novembre 1997 et pour l’élection québécoise du 30 novembre 1998. Elle est maintenant mise à jour via diverses sources.

 

Jusqu’à cette élection, un recensement des électeurs était nécessaire avant chaque scrutin. En plus des coûts importants, cette façon de faire pouvait mener à certaines dérives. Inévitablement, le choix des recenseurs devenait « intéressant » pour certains partis aux pratiques électorales douteuses.

Liste manuscrite des électeurs de la section de vote 53 de la circonscription fédérale de Saint-Jean–Iberville.

Directeur général des élections du Canada. 23 août 1922.

Collection Dave Turcotte

Don Philippe Lasnier

Avis aux électeurs pour la révision de la liste électorale et la votation en vue de l'élection du 29 octobre 1973 ainsi que le début de la liste des électeurs de la section de vote 131 de la circonscription de Jonquière. Directeur général des élections du Québec. 1973.

Collection Dave Turcotte

Avis aux électeurs pour la révision de la liste électorale ainsi que le début de la liste des électeurs de la section de vote 126 de la circonscription de Lévis. Directeur général des élections du Québec. 1975.

Collection Dave Turcotte

Affiche de l'avis du recensement annuel des électeurs du Québec 1979. Directeur général des élections du Québec. 1979.

Bibliothèque et Archives nationale du Québec 

 

Macaron d'identification pour un énumérateur du recensement des électeurs. Président général des élections du Québec. 1952.

Collection Dave Turcotte

Macaron d'identification pour un énumérateur du recensement des électeurs. Président général des élections du Québec. 1973.

Collection Dave Turcotte

 

Macaron d'identification pour un recenseur du recensement des électeurs. Directeur général des élections du Québec. 1985.

Collection Dave Turcotte

Candidature

À quelques exceptions près, toute personne qui a le droit de vote peut poser sa candidature à une élection québécoise. C'est à l'élection partielle du 23 juillet 1947, dans la circonscription de Huntingdon, que madame Dennis James (Mae) O'Connor devient la première femme à se porter candidate au Québec. Bien que le droit de vote passe de 21 à 18 ans en 1963, il a fallu attendre en 1971 pour que les personnes de 18 à 20 ans puissent se présenter. Depuis 1952, il n’est plus permis de se présenter dans deux circonscriptions à l’occasion d’une même élection.

 

Lors du dépôt de sa candidature, le candidat doit indiquer le nom de son parti, s’il est reconnu par un parti autorisé, ou son choix d’inscrire ou non la mention « indépendant » sur le bulletin de vote. La place des partis politiques a bien évolué. Avant la deuxième moitié des années 1930, les partis sont moins présents. D’ailleurs, ils sont pratiquement inexistants entre les élections. Lors des élections, chaque candidat a beaucoup de latitude dans ses engagements et ses communications. On voit fréquemment des candidats se proclamer du nom d’un parti et y ajouter la mention « indépendant ». L’arrivée de l’Union nationale professionnalise davantage le marketing des partis lors des élections, mais aussi entre elles. Le Parti libéral suit la tendance plus modestement. Les années 1960-1970 provoquent de grands changements politiques. L’Union nationale disparait. Le Parti Québécois prend le relais. Plusieurs partis se créent. Plusieurs disparaissent. On sort peu à peu du bipartisme. On voit de moins en moins de candidats indépendants se faire élire. L’association à un parti devient un facteur important du vote. C’est d’ailleurs 1964, que l'allégeance politique des candidats est mentionnée sur le bulletin de vote. Les derniers candidats indépendants à avoir été élus lors d'une élection générale sont Frank Hanley dans Montréal—Sainte-Anne et Arthur-Ewen Séguin dans Robert-Baldwin lors de l'élection de 1966.

Je pose ma candidatureRené Caron
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Disque d'extraits de l'album Les Poèmes de Jean Narrache. Je pose ma candidature : voix de René Caron.

Les Éditions de l'Homme et Trans-Canada disques. 1972.

Collection Dave Turcotte

 

Avis de candidature pour les élections partielles du 3 juin 1985 dans les circonscriptions de Bertrand, Bourget, L'Assomption et Trois-Rivières. Directeur général des élections du Québec. 1985.

Collection Dave Turcotte

Autocollant d'identification du représentant du candidat dans les bureaux de vote. Directeur général des élections du Québec.

Collection Dave Turcotte

Affiche électorale typique des années 1930. Son graphisme est minimaliste. Les partis politiques n'ont pas encore de logo. Les slogans de campagne n'ont pas encore la cote. Les candidats utilisent souvent la même photographie d'une élection à l'autre. 

Affiche de Jacques Dumoulin, candidat libéral dans Montmorency.

Parti libéral du Québec. 1939.

Collection Dave Turcotte

Affiche électorale contemporaine. Son graphisme est plus élaboré. La technologie permet l'utilisation de la couleur. Le logo et les slogans des partis sont mis de l'avant. La photographie des candidats est conçu expressément pour être en harmonie avec le concept de l'affiche. Depuis l'arrivée de l'internet, il n'est pas rare de voir l'adresse du site Internet du parti ainsi que des logos de réseaux sociaux.

Affiche de Danielle Doyer, candidate péquiste dans Matapédia.

Parti Québécois. 2007.

Collection Dave Turcotte

Don de Pascal Bérubé

Affiche électorale typique d’un candidat indépendant. La circonscription est souvent mise de l’avant. Certains candidats indépendants ajoutent un qualificatif à leur statut. À l’époque, il n’était pas rare de voir des candidats « libéral indépendant » ou « conservateur indépendant ». Wilfrid Laroche est l’un des rares candidats dits « souverainiste indépendant ». Pour la petite histoire, Wilfrid Laroche, maire de Sainte-Sabine (1973-1987), tente sa chance lors des assemblées d’investiture du Parti Québécois dans Brome-Missisquoi en vue de l’élection partielle du 17 novembre 1980 et de l’élection générale du 13 avril 1981, sans succès. Il est candidat défait du Parti Québécois dans Brome-Missisquoi lors de l’élection générale du 2 décembre 1985. En 1994, il brigue de nouveau l’investiture du Parti Québécois, mais cette fois dans Iberville. Défait au profit de Richard Le Hir, il se présente comme candidat souverainiste indépendant dans cette circonscription à l’élection générale du 12 septembre 1994. Il termine 4e avec 1 004 votes.

Affiche de Wilfrid Laroche, candidat souverainiste indépendant dans Iberville. 1994.

Collection Dave Turcotte

Don de Wilfrid Laroche

En 2012, pour la première fois lors d'une élection générale, une photographie du candidat est ajoutée à côté du nom sur le bulletin de vote. Pour l'électeur, cette photo facilite le repérage du candidat pour qui il souhaite voter. Une affiche montrant le nom et la photographie de chaque candidat est aussi accrochée à l’entrée des bureaux de vote.

Affiche des candidats dans la circonscription de Saint-Jean. Directeur général des élections du Québec. 2012.

Collection Dave Turcotte

Double mandat

 

En 1867, l’Acte de l’Amérique du Nord britannique vient d’entrer en vigueur, séparant la Province du Canada (Canada-Uni) en deux provinces, l’Ontario (Canada-Ouest) et le Québec (Canada-Est). Pour la première fois, les Québécois doivent élire des représentants à deux niveaux de gouvernement. Pour plusieurs, le parlement fédéral est plus prestigieux. Les hommes politiques les plus influents vont donc essayer de s’y faire élire. Malgré tout, certains choisiront de siéger au sein des deux parlements. À cette époque, le double mandat est légal. Ainsi, un citoyen peut se porter candidat et se faire élire tant au parlement provincial que fédéral. Le 3 mai 1873, une loi adoptée par la Chambre des communes rend inéligibles au fédéral les membres des législatures provinciales. Les députés qui cumulent deux mandats sont forcés de faire un choix. L’Assemblée législative du Québec fera de même le 28 janvier 1874.

Date de l’élection

 

Avant 1875, le scrutin ne se déroule pas à la même date dans toutes les circonscriptions. Le site Internet de l’Assemblée nationale explique que « depuis 2013, la loi prévoit la tenue d’élections générales tous les quatre ans à date fixe. Le premier ministre peut cependant décider de déclencher des élections avant ce terme et demander au lieutenant-gouverneur de dissoudre l’Assemblée nationale. Auparavant la date des élections générales était toujours fixée par le premier ministre. Avant 1875, le scrutin ne se tenait pas toujours au même moment dans toutes les circonscriptions et il pouvait durer plusieurs jours. L’“officier-rapporteur” (aujourd’hui le directeur du scrutin) de chacune des circonscriptions avait une certaine latitude dans l’organisation du scrutin, mais il devait respecter la date fixée pour le “retour des brefs”, c’est-à-dire la date où il devait fournir le nom de l’élu. Le décret (appelé autrefois “bref d’élection”) ordonnant la tenue d’un scrutin est adressé au Directeur général des élections. Il marque le début de la campagne électorale. »

V'la les électionsRené Caron
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Disque d'extraits de l'album Les Poèmes de Jean Narrache. V'la les élections : voix de René Caron.

Les Éditions de l'Homme et Trans-Canada disques. 1972.

Collection Dave Turcotte

 

Extérieur d'un document d'instructions pour les représentants des candidats de l'Union nationale dans les bureaux de vote. Union nationale.

Collection Dave Turcotte

 

Intérieur d'un document d'instructions pour les représentants des candidats de l'Union nationale dans les bureaux de vote. Union nationale.

Collection Dave Turcotte

 

Enveloppe réutilisée pour contenir les résultats des élections du 13 avril 1981 dans Matane. Directeur général des élections du Québec. 1981.

Collection Dave Turcotte

Don de Pascal Bérubé

Les concours ont bien changé. 1 400 $ en prix pour prédire les résultats de la prochaine élection. Une idée de loterie pour Loto-Québec ?

Consultation populaire afin de prédire les résultats électoraux de l'élection du 22 juin 1960. Le Petit journal. 8 mai 1960.

Collection Dave Turcotte

1er octobre 2018

Parti politique formant le gouvernement sortant : Parti libéral du Québec

Premier ministre sortant : Philippe Couillard

Date de la dissolution de la législature : 23 août 2018

Date de l'émission du décret : 23 août 2018

Date limite de la mise en candidature : 15 septembre 2018

Date du scrutin : 1er octobre 2018

Candidatures

Carte électorale : 2017

Nombre de circonscriptions : 125  

Nombre de candidatures : 940 

Nombre de candidates : 375

Nombre de candidates élues : 53

Nombre d'élections sans opposition : 0

Participation 

Nombre d'électeurs inscrits : 6 169 722

Nombre moyen d'électeurs inscrits par circonscription : 49 358

Nombre de bulletins valides : 4 033 546

Nombre de bulletins rejetés : 66 080

Taux de participation : 66,45 %

Résultats 

Parti politique formant le gouvernement : Coalition Avenir Québec

Premier ministre : François Legault

Cérémonie d'assermentation des députés : 15 au 19 octobre 2018

Cérémonie d'assermentation du conseil des ministres : 18 octobre 2018

Ouverture de la session parlementaire : 27 novembre 2018

Faits saillants

  • Première élection à être tenue à date fixe.

  • Élection ayant le plus bas taux de participation depuis 2008 et le deuxième depuis 1927. 

  • Pour la première fois, des petits bureaux de vote sont aménagés partout au Québec pour permettre aux enfants de voter, aux côtés de leurs parents, sur une question liée aux valeurs démocratiques. 

  • Fin à l'alternance au pouvoir entre le Parti libéral du Québec et le Parti Québécois pour la première fois depuis 1970.

 

Coalition Avenir Québec

François Legault

Maintenant

74 députés

37,4 %

1 509 455 votes

Autres partis

et indépendants

Aucun député

1,6 %

67 870 votes

Parti libéral du Québec

Philippe Couillard

Pour faciliter la vie des Québécois

31 députés

24,8 %

1 001 037 votes

Parti Québécois

Jean-François Lisée

Véronique Hivon

Sérieusement

10 députés

17,1 %

687 995 votes

Québec solidaire

Manon Massé

Gabriel Nadeau-Dubois

Populaire

10 députés

16,1 %

649 503 votes

7 avril 2014

Parti politique formant le gouvernement sortant : Parti Québécois

Première ministre sortante : Pauline Marois

Date de la dissolution de la législature : 5 mars 2014

Date de l'émission du décret : 5 mars 2014

Date limite de la mise en candidature : 22 mars 2014

Date du scrutin : 7 avril 2014

Candidatures

Carte électorale : 2011

Nombre de circonscriptions : 125

Nombre de candidatures : 814

Nombre de candidates : 241

Nombre de candidates élues : 34

Nombre d'élections sans opposition : 0

Participation 

Nombre d'électeurs inscrits : 6 012 440

Nombre moyen d'électeurs inscrits par circonscription : 48 100

Nombre de bulletins valides : 4 232 262

Nombre de bulletins rejetés : 62 793

Taux de participation : 71,44 %

Résultats 

Parti politique formant le gouvernement : Parti libéral du Québec

Premier ministre : Philippe Couillard

Cérémonie d'assermentation des députés : s. o.

Cérémonie d'assermentation du conseil des ministres : 23 avril 2014

Ouverture de la session parlementaire : 20 mai 2014

Faits saillants

  • Pour la première fois, les étudiants peuvent voter sur le lieu de leur établissement d'enseignement.

  • Pour la première fois, les partis politiques et les candidats indépendants autorisés reçoivent un financement public supplémentaire parce qu'il s'agit d'une année électorale.

  • La première ministre Pauline Marois est défaite dans la circonscription de Charlevoix-Côte-de-Beaupré.

  • Deux sœurs, Françoise David, de Québec solidaire, et Hélène David, du Parti libéral, siègent simultanément à l'Assemblée nationale, une première pour l'institution.

 

Parti libéral du Québec

Philippe Couillard

Ensemble, on s'occupe des vraies affaires

 

70 députés

41,5 %

1 757 071 votes

Autres partis

et indépendants

Aucun député

2,4 %

102 340 votes

Parti Québécois

Pauline Marois

Déterminée

30 députés

25,4 %

1 074 120 votes

Coalition Avenir Québec

François Legault

On se donne Legault

22 députés

23,1 %

975 607 votes

Québec solidaire

Françoise David et 

Andrés Fontecilla

Je vote avec ma tête

3 députés

7,6 %

323 124 votes

4 septembre 2012

Parti politique formant le gouvernement sortant : Parti libéral du Québec

Premier ministre sortant : Jean Charest

Date de la dissolution de la législature : 1er août 2012

Date de l'émission du décret : 1er août 2012

Date limite de la mise en candidature : 18 août 2012

Date du scrutin : 4 septembre 2012

Candidatures

Carte électorale : 2011

Nombre de circonscriptions : 125

Nombre de candidatures : 892

Nombre de candidates : 254

Nombre de candidates élues : 41

Nombre d'élections sans opposition : 0

Participation 

Nombre d'électeurs inscrits : 5 919 808 

Nombre moyen d'électeurs inscrits par circonscription : 47 358

Nombre de bulletins valides : 4 362 688

Nombre de bulletins rejetés : 53 749

Taux de participation : 74,60 %

Résultats 

Parti politique formant le gouvernement : Parti Québécois

Première ministre : Pauline Marois

Cérémonie d'assermentation des députés : s. o.

Cérémonie d'assermentation du conseil des ministres : 19 septembre 2012

Ouverture de la session parlementaire : 30 octobre 2012

Faits saillants

  • Élection de la première première ministre de l'histoire du Québec.

  • Pour la première fois, les électeurs peuvent voter pour un candidat de la circonscription de leur domicile à partir de la circonscription où ils résident temporairement, et ce, peu importe où ils sont au Québec.

  • Première élection générale où une photographie du candidat est ajoutée à côté du nom sur le bulletin de vote (cette façon de faire avait d'abord été testée lors de trois élections partielles en 2011 et en 2012). Pour l'électeur, cette photo facilite le repérage du candidat pour qui il veut voter, d'autant plus qu'il a pu aussi examiner une affiche montrant le nom et la photographie de chaque candidat en entrant dans le bureau de vote. Par ailleurs, le cercle à noircir est agrandi à 9 mm. Dans le même esprit, le lettrage du bulletin de vote est grossi. Ces améliorations sont destinées aux personnes ayant de la difficulté à bien voir les inscriptions du bulletin de vote et ont pour objectif de faciliter l'exercice de leur droit de vote.

  • Cette élection se tien exceptionnellement un mardi, le lundi étant jour férié.

  • Pour la première fois, le Directeur général des élections du Québec établi un partenariat avec Twitter en vue d'y permettre la diffusion des résultats en direct à l'occasion de la soirée électorale.

  • À l'âge de 20 ans, Léo Bureau-Blouin est élu député de Laval-des-Rapides et devient ainsi le plus jeune parlementaire depuis 1867.

 

Parti Québécois

Pauline Marois

À nous de choisir

54 députés

32,0 %

1 393 703 votes

Autres partis

et indépendants

Aucun député

3,7 %

164 671 votes

Parti libéral du Québec

Jean Charest

Pour le Québec

50 députés

31,2 %

1 360 968 votes

Coalition Avenir Québec

François Legault

C'est assez,

faut que ça change!

19 députés

27,1 %

1 180 235 votes

Québec solidaire

Amir Khadir et 

Françoise David

Debout

2 députés

6,0 %

263 111 votes

8 décembre 2008

 

Parti politique formant le gouvernement sortant : Parti libéral du Québec

Premier ministre sortant : Jean Charest

Date de la dissolution de la législature : 5 novembre 2008

Date de l'émission du décret : 5 novembre 2008

Date limite de la mise en candidature : 22 novembre 2008

Date du scrutin : 8 décembre 2008

Candidatures

Carte électorale : 2001

Nombre de circonscriptions : 125

Nombre de candidatures : 651

Nombre de candidates : 37

Nombre de candidates élues : 202

Nombre d'élections sans opposition : 0

Participation 

Nombre d'électeurs inscrits : 5 738 811

Nombre moyen d'électeurs inscrits par circonscription : 45 910

Nombre de bulletins valides : 3 246 333

Nombre de bulletins rejetés : 49 581

Taux de participation : 57,43 %

Résultats 

Parti politique formant le gouvernement : Parti libéral du Québec

Premier ministre : Jean Charest

Cérémonie d'assermentation des députés : s. o.

Cérémonie d'assermentation du conseil des ministres : 18 décembre 2008

Ouverture de la session parlementaire : 13 janvier 2009

Faits saillants

  • Élection marquée par le taux de participation le plus faible depuis plus de 70 ans, soit 57,43 %.

  • Première élection où il est possible pour l'ensemble des électeurs de voter au bureau du directeur du scrutin de leur circonscription ou aux bureaux secondaires établis dans la circonscription. Cinq journées s'ajoutent ainsi aux jours du vote par anticipation.

 

Parti libéral du Québec

Jean Charest

L'Économie d'abord, OUI

66 députés

42,1 %

1 362 801 votes

Autres partis

et indépendants

Aucun député

2,5 %

85 169 votes

Parti Québécois

Pauline Marois

Québec gagnant

51 députés

35,2 %

1 139 185

Action démocratique

du Québec

Mario Dumont

Donnez-vous le pouvoir

7 députés

16,4 %

529 925 votes

Québec solidaire

Amir Khadir et 

Françoise David

Pour un système de santé public. / Pour des salaires décents. / Pour une souveraineté solidaire. / Pour une économie verte et locale. / Pour Éole Québec.

1 député

3,8 %

123 061 votes

26 mars 2007

 

Parti politique formant le gouvernement sortant : Parti libéral du Québec

Premier ministre sortant : Jean Charest

Date de la dissolution de la législature : 21 février 2007

Date de l'émission du décret : 21 février 2007

Date limite de la mise en candidature : 10 mars 2007

Date du scrutin : 26 mars 2007

Candidatures

Carte électorale : 2001

Nombre de circonscriptions : 125

Nombre de candidatures : 679

Nombre de candidates : 212

Nombre de candidates élues : 32

Nombre d'élections sans opposition : 0

Participation 

Nombre d'électeurs inscrits : 5 630 567

Nombre moyen d'électeurs inscrits par circonscription : 45 045

Nombre de bulletins valides : 3 970 618

Nombre de bulletins rejetés : 40 078

Taux de participation : 71,23 %

Résultats 

Parti politique formant le gouvernement : Parti libéral du Québec

Premier ministre : Jean Charest

Cérémonie d'assermentation des députés : s. o.

Cérémonie d'assermentation du conseil des ministres : 18 avril 2007

Ouverture de la session parlementaire : 8 mai 2007

Faits saillants

  • Première élection permettant aux électrices incapables de se déplacer pour des raisons de santé de voter par anticipation à leur domicile. Une autre première a lieu à l'occasion des élections générales : un vote par anticipation est tenu dans les établissements de santé et dans des résidences pour personnes âgées figurant au registre du ministère de la Santé et des Services sociaux.

  • Le Parti libéral du Québec forme un gouvernement minoritaire.

 

Parti libéral du Québec

Jean Charest

Unis pour réussir

48 députés

33,1 %

1 313 664 votes

Québec solidaire

Amir Khadir et 

Françoise David

Soyons lucides,

votons Solidaire!

Aucun député

3,6 %

144 418 votes

Action démocratique

du Québec

Mario Dumont

Au Québec,

on passe à l’action

41 députés

30,8 %

1 224 412 votes

Autres partis

et indépendants

Aucun député

0,2 %

9 693 votes

Parti Québécois

André Boisclair

Reconstruisons notre Québec

36 députés

28,4 %

1 125 546 votes

Parti vert du Québec

Scott McKay

Je vote

Aucun député

3,9 %

152 885 votes

14 avril 2003

 

Parti politique formant le gouvernement sortant : Parti Québécois

Premier ministre sortant : Bernard Landry

Date de la dissolution de la législature : 12 mars 2003

Date de l'émission du décret : 12 mars 2003

Date limite de la mise en candidature : 29 mars 2003

Date du scrutin : 14 avril 2003

Candidatures

Carte électorale : 2001

Nombre de circonscriptions : 125

Nombre de candidatures : 646

Nombre de candidates : 173

Nombre de candidates élues : 38

Nombre d'élections sans opposition : 0

Participation 

Nombre d'électeurs inscrits : 5 490 551

Nombre moyen d'électeurs inscrits par circonscription : 43 924

Nombre de bulletins valides : 3 817 764

Nombre de bulletins rejetés : 48 484

Taux de participation : 70,42 %

Résultats 

Parti politique formant le gouvernement : Parti libéral du Québec

Premier ministre : Jean Charest

Cérémonie d'assermentation des députés : s. o.

Cérémonie d'assermentation du conseil des ministres : 29 avril 2003

Ouverture de la session parlementaire : 4 juin 2003

Faits saillants

  • Une nouvelle élection a lieu le 20 mai 2003 pour cause d'égalité des voix dans la circonscription de Champlain, pour la 2e fois de l'histoire du Québec.

 

Parti libéral du Québec

Jean Charest

Nous sommes prêts

76 députés

46,0 %

1 755 863 votes

Parti Québécois

Bernard Landry

Restons forts

45 députés

33,2 %

1 269 183 votes

Action démocratique

du Québec

Mario Dumont

L’avenir autrement

4 députés

18,1 %

694 122 votes

Autres partis

et indépendants

Aucun député

2,7 %

98 596 votes